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Barème salariaux des cadres de la métallurgie.

lien pdf: Accord National des minimaux garantis des Ingénieurs et Cadres

Les signataires ont décidé de fixer dans les conditions ci-après les appointements minimaux garantis prévus par l’article 23 de la convention collective nationale des ingénieurs et cadres de la métallurgie.
Article 1 : Champ d’application
Le présent accord, établi en vertu de l’article L. 2231-1 du code du Travail, s’applique aux entreprises des industries de la Production et de la Transformation des Métaux définies par l’annexe I à la convention collective nationale des ingénieurs et cadres de la métallurgie du 13 mars 1972 modifiée.
Article 2 : Barèmes des appointements annuels minimaux à partir de 2018
La fixation du barème des appointements annuels minimaux ci-dessous tient compte tant de la situation économique à laquelle se trouvent confrontées les entreprises de la branche à la date de signature du présent accord que des perspectives de celle-ci pour l’année 2018.
Par dérogation au mode de calcul des salaires minimaux garantis des ingénieurs et cadres de la métallurgie utilisé depuis la conclusion de la convention collective, correspondant au produit d’une valeur unique du point par le coefficient de classement, le montant du salaire minimum garanti applicable au coefficient 60 est fixé au montant du salaire minimum garanti applicable au coefficient 68.

I.Barème pour un forfait en heures sur l’année de plus de 1 607 heures et de 1 767 heures au plus

Le barème figurant à l’alinéa précédent inclut la majoration de 15 % prévue, pour ce type de forfait, par l’article 13 de l’accord national du 28 juillet 1998 sur l’organisation du travail dans la métallurgie, tel que modifié par l’avenant du 29 janvier 2000.
A titre exceptionnel, dans les entreprises soumises à la durée légale du travail de 35 heures, lorsqu’un ingénieur ou cadre a conclu avec son employeur une convention de forfait en heures sur le mois, telle que prévue à l’article L. 3121-38 du code du Travail, sur une base moyenne mensuelle d’au moins 160 heures, sa rémunération forfaitaire ne pourra être inférieure au salaire minimum correspondant au classement de l’intéressé et prévu par le présent barème, celui-ci incluant la journée de solidarité prévue par l’article L. 3133-7 du code du Travail.
Le présent barème ne s’applique pas aux conventions de forfait qui, maintenant un décompte hebdomadaire de la durée du travail, se bornent à inclure le paiement des heures supplémentaires dans la rémunération mensuelle, dans les conditions rappelées à l’article 12 de l’accord national du 28 juillet 1998 modifié sur l’organisation du travail dans la métallurgie.

II.Barème de principe pour un horaire hebdomadaire correspondant à la durée légale du travail de 35 heures

Le barème des appointements minimaux annuels garantis à partir de 2018, pour une durée hebdomadaire de travail effectif de 35 heures, sur la base mensualisée de 151,66 heures, est fixé comme suit :

Le barème ci-dessus fixant des garanties annuelles d’appointements minimaux pour la durée du travail considérée, les valeurs dudit barème seront adaptées en fonction de la durée de travail effectif à laquelle est soumis l’ingénieur ou cadre.

III. Barème pour un forfait en heures sur l’année de plus de 1 767 heures et de 1 927 heures au plus
Le barème des appointements minimaux annuels garantis à partir de 2018, pour une durée annuelle de travail comprise entre plus de 1 767 heures et 1 927 heures au plus incluant la journée de solidarité prévue par l’article L. 3133-7 du code du Travail, dans le cadre d’un forfait en heures sur l’année, est fixé comme suit :

Le barème figurant à l’alinéa précédent inclut la majoration de 30 % prévue, pour ce type de forfait, par l’article 13 de l’accord national du 28 juillet 1998 sur l’organisation du travail dans la métallurgie, tel que modifié par l’avenant du 29 janvier 2000.

Le présent barème ne s’applique pas aux conventions de forfait qui, maintenant un décompte hebdomadaire de la durée du travail, se bornent à inclure le paiement des heures supplémentaires dans la rémunération mensuelle, dans les conditions rappelées à l’article 12 de l’accord national du 28 juillet 1998 modifié sur l’organisation du travail dans la métallurgie.


IV. Barème pour un forfait en jours sur l’année
Le barème des appointements minimaux annuels garantis à partir de 2018, base 218 jours incluant la journée de solidarité prévue par l’article L. 3133-7 du code du Travail, pour les ingénieurs et cadres à temps complet quel que soit le nombre de jours sur l’année prévu par le contrat de travail, dans le cadre d’un forfait en jours sur l’année, est fixé comme suit, sans préjudice des dispositions de l’article 2 de l’accord national du 29 janvier 2000 portant révision provisoire des classifications dans la métallurgie :

Le barème figurant à l’alinéa précédent inclut la majoration de 30 % prévue, pour ce type de forfait, par l’article 14 de l’accord national du 28 juillet 1998 sur l’organisation du travail dans la métallurgie, tel que modifié par l’avenant du 29 janvier 2000.
A moins que l’ingénieur ou cadre ne soit employé à temps complet quel que soit le nombre de jours stipulé au contrat de travail, le barème ci-dessus fixant des garanties annuelles d’appointements minimaux pour le nombre annuel de 218 jours de travail effectif, les valeurs dudit barème seront adaptées en fonction du nombre de jours ou de demi-jours de travail effectif, prévu par le contrat de travail de l’ingénieur ou cadre.


V. Barème pour un forfait sans référence horaire
Le barème des appointements minimaux annuels garantis à partir de 2018, pour un forfait sans référence horaire incluant la journée de solidarité prévue par l’article L. 3133-7 du code du Travail, est fixé comme suit, sans préjudice des dispositions de l’article 2 de l’accord national du 29 janvier 2000 portant révision provisoire des classifications dans la métallurgie :

Le barème figurant à l’alinéa précédent inclut la majoration de 30 % prévue, pour ce type de forfait, par l’article 15 de l’accord national du 28 juillet 1998 sur l’organisation du travail dans la métallurgie, tel que modifié par l’avenant du 29 janvier 2000.
Article 3 : Application des barèmes
S’agissant d’appointements annuels minimaux, la vérification du compte d’un ingénieur ou cadre interviendra en fin d’année ou, en cas de départ de l’entreprise en cours d’année, à la fin de son contrat de travail.
Les valeurs prévues par les barèmes ci-dessus seront applicables pro rata temporis en cas de survenance en cours d’année d’une entrée en fonction, d’un changement de classement, d’une suspension du contrat de travail, d’un départ de l’entreprise, ainsi qu’en cas de remplacement provisoire dans les conditions de l’article 25 de la convention collective nationale des ingénieurs et cadres de la métallurgie.
Pour l’application de l’article 21 de la convention collective nationale des ingénieurs et cadres de la métallurgie, la valeur du point d’indice est déterminée exclusivement en divisant, par l’indice 100, la valeur des appointements minimaux annuels prévue pour ledit indice par le barème applicable à l’ingénieur ou cadre considéré.

Article 4 : Durée et entrée en vigueur
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée et entre en vigueur le lendemain de son dépôt auprès des services centraux du ministre chargé du travail, conformément à l’article L. 2261-1 du code du Travail.

Article 5 : Suivi
Les partenaires sociaux conviennent de se rencontrer à nouveau au cours du mois de septembre 2018 en vue d’examiner l’évolution de la situation économique et d’en tirer ensemble les conséquences éventuelles.
Article 6 : Dépôt et extension
Le présent accord est fait en un nombre suffisant d’exemplaires, pour notification à chacune des organisations représentatives dans les conditions prévues à l’article L. 2231-5 du code du Travail, et dépôt, dans les conditions prévues par les articles L. 2231-6 et L. 2231-7 du même code, auprès des services centraux du ministre chargé du travail et du greffe du conseil de prud’hommes de Paris.
En application de l’article L. 2261-23-1 du Code du travail, les signataires conviennent que le contenu du présent accord ne justifie pas de prévoir les stipulations spécifiques aux entreprises de moins de cinquante salariés visées à l’article L. 2232-10-1 du Code du travail.
Fait à Paris, le

l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie

la Fédération des Cadres, de la Maîtrise et des Techniciens de la Métallurgie CFE-CGC

la Fédération Confédérée FO de la Métallurgie

la Fédération Générale des Mines et de la Métallurgie C.F.D.T.

la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie C.G.T.

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