crédit photo: CFDT CPAM Alpes Maritimes avec leur aimable autorisation

Historiquement cette journée est née plutôt d’un mouvement syndical en 1908, lors de cette journée plus de 15000 femmes ont manifesté dans les rues de New York afin de réclamer de meilleures conditions de travail (revalorisation des salaires, temps de travail plus court, etc…) ainsi que le droit de vote.

C’est en 1910 que Clara Zetkin qui, lors d’une conférence internationale des femmes travailleuses à Copenhague, suggéra l’idée de rendre cette journée “internationale” et qui fut approuvé par 1500 femmes de 17 pays différents.

Ce n’est pas Clara Zetkin qui décida de la date du “8 mars” , elle la souhaitait aléatoire. C’est l’Organisation des Nations Unies qui , en 1977, fait du “8 mars” LA date de la journée internationale des droits des femmes.

En France, la date du “8 mars” fut officialisée en 1982

De nombreuses femmes françaises se sont battues pour que leurs droits évoluent, comme par exemple:

MARIA DERAISMES (1828-1894) est une écrivaine et journaliste qui a milité toute sa vie avec force et vigueur contre l’inégalité Homme Femme dans la cité. Féministe dans l’âme elle participe activement à diverses associations pour la défense des droits des femmes. S’inscrivant dans une lutte contre l’antiféminisme, elle publie tout au long de sa vie de nombreux ouvrages en faveur de l’émancipation des femmes.

LOUISE MICHEL (1830-1905) était une institutrice. Elle fut considérée comme la pionnière du féminisme, dans ses mémoires elle écrivit: “La question des femmes est, surtout à l’heure actuelle, inséparable de la question de l’humanité […] “Notre place dans l’humanité ne doit pas être mendiée, mais prise”.

SIMONE DE BEAUVOIR (1908-1986) publia en 1949 son second livre Deuxième sexe dans lequel elle souligne que les femmes sont forcées d’abandonner leurs revendications, elle considère que le mariage est une institution bourgeoise aussi répugnante que la prostitution.

GISELE HALIMI (1927-2020) revendiqua un universalisme en rupture avec l’universalisme républicain, lequel est fondé sur un « universalisme neutre, asexué. Pour elle, le féminisme ne peut se construire dans une sphère isolée, à l’écart des hommes ; c’est pourquoi elle milite pour la parité. Elle défend l’interdiction du port du voile, qu’elle présenta comme l’un des signes les plus infériorisants, et qu’elle l’assimila à un apartheid sexuel.

SIMONE VEIL (1927-2017) est nommée ministre de la Santé par Valéry Giscard d’Estaing le 28 mai 1974. Il la charge de faire adopter la loi dépénalisant le recours à l’interruption volontaire de grossesse. Après des débats houleux qui durèrent 3 jours et 2 nuits , la loi fut adoptée le 17 janvier 1975 pour une durée de 5 ans mais reconduite à vie en 1979.

NIKI DE SAINT PHALLE (1930-2002) , jusqu’à sa mort, elle aura soutenu plusieurs causes comme la libération des femmes et patriarcat. Elle réalisa également un film sur le SIDA avec l’association AIDES dans laquelle elle fut très engagée.

VIRGINIES DESPENTES (1969) est une réalisatrice et écrivaine engagée. Féministe dans l’âme, elle réalisa plusieurs films, romans et essais sulfureux. Par ses écrits érotiques et violents elle dresse le portrait du rapport entre les hommes et les femmes notamment dans son livre KING KONG THEORIE

ADELE HAENEL (1989) est une actrice qui fut révélée grâce au film “Naissance des pieuvres” en 2007. En 2018, elle intègre le collectif 50/50 qui, à sa création, regroupa 300 personnalités. En 2020 , il est composé de 1500 professionnels de l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel français. Adèle Haenel milite activement pour une plus grande égalité entre hommes et femmes dans le milieu du cinéma. Lors d’une interview consacré à son témoignage en tant que victime d’agression sexuelle, elle déclara: qu’il n’y a pas assez de moyens alloués pour changer la situation » au sujet de l’égalité femmes-hommes”

NOUS : Oui, c’est à NOUS d’accompagner la Femme afin de combattre les persistantes inégalités sociales, professionnelles et qu’elles aient les mêmes droits.

Le 08 mars n’est pas “la journée de la femme”, c’est la JOURNEE INTERNATIONALE DE LUTTE POUR LES DROITS DES FEMMES donc évitez de leur souhaiter une “bonne fête”. Trop de femmes sont encore violées, harcelées, sous payées, mariées de force, etc … pour qu’il y ait quoi que ce soit à fêter.

N’oubliez pas, nous avons un référent contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes en la personne de madame Véronique Bouchez. Vous trouverez ses coordonnées ici, n’hésitez pas à la contacter si vous êtes victimes ou témoins.

N’oubliez pas également que si vous estimez que vos conditions de travail ne sont pas respectées, vous pouvez contacter la coordinatrice nationale CSSCT madame Laurence Rochas dont les coordonnées sont ici

Pour conclure, je terminerai par cette maxime : .

Dans l’Humanité, la femme a les mêmes devoirs que l’homme, elle doit avoir les mêmes droits dans la famille et dans la société”

Jérémy

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